Redonner à l’église sa splendeur du XIXe siècle grâce aux techniques de plâtrerie traditionnelle
Spécialisée en plâtrerie traditionnelle pour les édifices patrimoniaux, l’équipe de La Gypserie est intervenue pour la rénovation des voûtes de l’église de Saint-Vincent-de-Paul, située à proximité de Bordeaux. Cette mission s’inscrit dans notre engagement pour la restauration du patrimoine architectural et la transmission des savoir-faire liés au staff et aux décors en plâtre.
Construite au milieu du XIXe siècle par l’architecte Auguste Bordes, l’église actuelle remplace un édifice détruit à la suite de l’affaissement des terrasses du nouveau pont en 1843. Inspiré de l’architecture gothique, le bâtiment reprend les voûtes en croisées d’ogives, un riche décor sculpté en façade ainsi que des pinacles élancés.
L’ensemble décoratif est attribué au sculpteur Dumirail, participant à l’identité architecturale forte de l’édifice. Restaurer ces volumes demandait une approche respectueuse de l’histoire du lieu, associant lecture architecturale, techniques traditionnelles du plâtre et précision d’exécution.
Poussage sur place des nervures de voûte en staff
Le chantier a mis en œuvre l’une des techniques les plus exigeantes de la plâtrerie traditionnelle en restauration d’église : le poussage sur place des nervures de voûte en staff.
Dans une architecture gothique, les nervures structurent la voûte autant qu’elles en dessinent l’élan. Leur restauration ne peut se limiter à la pose d’éléments préfabriqués. Le travail est réalisé directement sur site, à l’aide de gabarits reproduisant fidèlement les profils d’origine. Le plâtre est tiré manuellement le long de ces guides afin d’épouser chaque courbe et d’assurer une continuité parfaite avec les parties conservées.
Cette intervention repose sur plusieurs étapes clés de la restauration de décors en plâtre :
- relevés précis des profils existants et restitution des géométries d’origine ;
- choix d’un staff traditionnel adapté aux contraintes hygrométriques d’un édifice religieux ;
- façonnage manuel des nervures jusqu’à obtenir la tension et la finesse attendues ;
- intégration harmonieuse dans la voûte restaurée.
Au-delà de la technique, ce travail participe à la préservation de la mémoire architecturale du bâtiment. Chaque nervure recréée redonne lecture à l’espace, rétablit l’équilibre des volumes et accompagne la lumière vers les hauteurs de la nef.
Le chantier a également été l’occasion de transmettre ces gestes aux apprentis, perpétuant un savoir-faire rare de staffeur ornemaniste appliqué aux monuments historiques.










